Lorsque Mathias Malzieu se transforme en vampire en pyjama...



Résumé de l'éditeur 

« Ce livre est le vaisseau spécial que j'ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d'amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n'ai rien eu à inventer. Si ce n'est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon coeur. »

Mathias Malzieu

Mes impressions

Mathias Malzieu est un artiste touche-à-tout ; Poète, auteur, chanteur, musicien, scénariste... C'est un électron libre que j'adore écouter depuis longtemps... Depuis le fameux Song For A Jedi.
Et c'est tout naturellement, avec ses mots à lui et son univers fantasmagorique, qu'il nous conte sa traversée du désert lorsqu'un triste jour, il se découvre malade, touché de plein fouet par une aplasie médullaire.  

L'histoire pourrait être douloureuse et laborieuse à lire.

Oui, mais ce serait sans compter sur l'humour de l'auteur, et sa capacité à mélanger un récit authentique à ses rêves et fantasmes, à nous conter sa vie comme l'on nous relaterait une histoire fantastique... Ainsi et à ma grande honte, je n'ai pu m'empêcher de sourire lorsqu'il nous décrit la terrible épreuve de la biopsie médullaire, examen qui, pourtant, reste l'un des plus pénibles à vivre...
Ce livre se lit vite et étonnement, avec grand bonheur ! Il donne furieusement envie de croquer la vie à pleines dents, et rien que pour cela, il vaut de l'or.
Je suis infirmier... Alors, ce récit m'a sans doute touché un peu plus qu'une personne qui ne connaît pas l'hôpital et son univers.  Pour un soignant, c'est un plaisir et une découverte, que de voir l'autre côté du miroir, celui du patient et de son ressenti, surtout lorsque ce patient n'est autre que le chanteur de Dyonisos, un lutin un brin allumé et rêveur doté d'une volonté de survivre hors-norme et d'une créativité débordante... 

Enfin, dans la version que l'on m'a prêtée, l'on découvre en seconde partie Le Carnet de Board de Mathias Malzieu. Non content d'avoir fait un pied de nez à Dame Oclès, notre grand enfant est ensuite parti se balader en Islande en skateboard... Un brin déjantée, l'ambiance de ce récit est plus légère, et complémente à merveille le journal du vampire.

Mention spéciale, donc, à Dame Oclès, cette terrible et lascive dame fantasmée de toutes pièces, qui traîne derrière notre auteur, telle une ombre, et se moque de lui durant le long périple de sa maladie...

Du coup, je replonge avec bonheur dans l'écoute de La Mécanique Du Cœur, album associé au film éponyme, paru juste au moment où l'auteur découvrait sa maladie, et dont Jack, le héros, présente bien des similitudes avec le futur vampire en pyjama...  Troublante prémonition !

Et je m'en vais fureter du côté du label Eggman Record, qui a vu le jour durant cette difficile période... Pour les plus curieux d'entre vous, suivez-moi, c'est par ICI...


Une chanson gobeline...


Parce que dans mon monde, il n'y a pas que des lutins... Il y'a aussi des gobelins, des créatures viles, perfides, et surtout, sans aucunes peurs, qui ne craignent ni la souffrance, ni même la mort. Les gobelins se promènent en bandes, sans véritable buts apparents, si ce n'est faire du mal à autrui et s'amuser à son détriment. 

Les Gobelins n'ont jamais aimé les orcs, leurs cousins... Ils entretiennent une haine féroce envers leurs gros congénères. Voici l'une de leur plus célèbre complainte. 

Elle s'intitule sobrement... 



ORC

Petit lot de cartes postales fort sympathique !



Si vous aimez Le Premier Monde et que vous souhaitez ramener de votre voyage chimérique une carte postale à envoyer à vos proches, à épingler à vos murs où à glisser entre les pages de votre livre préféré en guise de marque-pages, 
c'est par ICI...







La Servante écarlate ou une version de l'Amérique cauchemardesque ...



Résumé de l'éditeur


Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. 

Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. 

La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique. « Les meilleurs récits dystopiques sont universels et intemporels. Écrit il y a plus de trente ans, La Servante écarlate éclaire d’une lumière terrifiante l’Amérique contemporaine. » Télérama


Mes impressions


Un livre découvert sur le tard, suite au visionnage du premier épisode de la série qui en a été adapté. Stoppé net dans son visionnage, j'ai couru chez mon libraire le lendemain pour acheter le livre, préférant découvrir le roman avant la série...

Quelle claque !

Ils sont fort rares, ces romans qui secouent le lecteur et remettent en question notre monde et ses dérives. Aussi intense que Le Meilleur Des Mondes d'Aldous Huxley, La Serveuse Ecarlate en est cependant très éloigné.

Déjà, sa construction est très différente. Defred nous conte son histoire à travers ses pensées. Ainsi, l'on vogue de pensées en pensées et le récit est parfois retranscrit de manière déroutante et volatile... Mais le malaise qui en découle sied à merveille à cette dystopie oppressante.

Vient ensuite son degré de réalisme... Il n'y a rien dans ce récit qui ne pourrait arriver, il n'y a même quasiment rien qui ne soit déjà arrivé. Les différentes caractéristiques de la république de Gilead sont ponctionnées dans l'histoire avec un grand H à ses heures les plus sombres, ce qui en fait une république tout à fait plausible et c'est là la voûte de l'histoire... 

L'auteur l'écrit elle-même dans une très belle post-face.

L'histoire terrible et oppressante, que Defred semble subir, impuissante nous fascine. Defred n'est pas une héroïne, non. C'est une anonyme à qui l'on vole et son mari et son enfant et qui du jour au lendemain, passe d'une vie à l'américaine, libérée et légère, à une vie de femme objet dans une théocratie puritaine, inspirée de l'ancien testament et où tout plaisir est aboli, où, à la manière des fourmis, chacun tient un rôle précis et n'a aucun moyen de s'en émanciper...

Et c'est là tout l’intérêt de cette dystopie car en s’immisçant dans les pensées de Defred, on ne cesse de faire des va et vient entre les deux vies de cette femme, et les critiques, contre toute attente, ne sont pas uniquement dédiées à sa vie présente, mais également à cette société d'avant, trop consumériste, et où tout semble jetable...

Bref, ce fut un moment de lecture difficile et pourtant nécessaire... Une terrifiante découverte ! 

"Nolite te salopardes exterminorum."


Lorsque les tours magiciennes s'exportent sur bois...



Depuis longtemps il me trottait dans l'esprit de tenter de réaliser quelques dessins sur bois... 
Quoi de mieux que du bois de récup pour mener à bien cette petite expérience. Quelques chutes d'une vieille palette, découpées et poncées avec amour ainsi que de l'encre de chine et de vieux feutres m'ont permis d'aboutir à ces premiers essais...






Oui... Je sais ! Je suis un tantinet obsédé par mes tours magiciennes... 
Et encore, vous n'avez pas vu l'ensemble de mes gribouillis !
Quoi qu'il en soit je reste assez content du rendu. Particulièrement d'un point de vue architectural pour le second essai. Quant au troisième j'y ai introduit quelques couleurs supplémentaires...
Vos avis et conseils sont les bienvenus... N'hésitez pas !

Et si nous nous promenions dans les bois en compagnie du Soldat Chamane - L'intégrale 2 ?


Je continue ici ma plongée dans cet univers  si particulier.

Plongée semble être le mot juste tant l'immersion est totale. Les sensations de gène, d'oppression et d'étouffement s'insinuent dans l'esprit du lecteur au fur et à mesure que l'histoire de Jamère se déroule et particulièrement à la fin de ce second opus.... 
C'est en quelque sorte une plongée en eaux troubles.
Mais ici, c'est la forêt qui fait office de mer indomptable et la magie, de courant revêche et sans pitié emmenant Jamère au bord d'un gouffre abyssal.
Et oui, Jamère, enfant maudit, fera face à l'inexorable et ira enfin au devant de cette forêt, de son peuple, les ocellions, et surtout, fera face une nouvelle fois à la terrible peste ocellionne. Il vivra alors des scènes cauchemardesques que je préfère garder sous silence, tant elles sont stupéfiantes et qu'à trop raconter cette histoire, je risquerais de vous gâcher son impact à la lecture...

Voici donc l'intégrale 2 du Soldat Chamane, un énorme pavé de 794 pages, qui regroupe en réalité trois livres, les tomes 3 à 5 de ce cycle, Le fils rejeté, La magie de la peur, et Le choix du soldat.




Précisons ici que cette intégrale n'est autre que le véritable livre paru initialement. C'est en effet lors de sa traduction que les maisons d'édition françaises ont décidé de le  scinder consciencieusement en plusieurs parties avant de le publier... Un choix qui, me semble-t-il, pourrait donner une vision erronée de l'oeuvre de Robin Hobb...
Et cette oeuvre reste à part dans la bibliographie de cette fabuleuse auteure...

Jamère est ici encore malmené. Rarement j'ai vu personnage principal aussi torturé par son créateur. Robin Hobb est sans pitié avec sa création et c'est sans doute cette longue et interminable descente aux enfers qui fait souffrir le lecteur. Je la trouve cependant indispensable et toutes ces étapes, tous ces drames que subit l'infortuné sont essentiels à son histoire. De même, les doutes et les craintes de Jamère, si bien narrés par l'auteur, peuvent parfois paraître rédhibitoires... Ils font pourtant partie du roman et l'on n'en comprend que trop bien l'utilité lorsque l'on arrive à la dernière page.
Essentiels mais peu habituels en Fantasy, ce qui a valu un accueil mitigé au Soldat Chamane.
Viennent ensuite quelques épisodes assez crus sur les relations de Jamère avec ces dames  qui laissent pantois les lecteurs de Hobb, peu habitués à ce genre de scène...
Et là encore, elles sont importantes.
Notre auteure a pris des risques en plongeant ses fans dans un univers atypique, plus sombre que les précédents et où son unique personnage semble subir des coups du sort de plus en plus terribles.

Et pourtant, Jamère se bat.
Il se bat contre lui et ses états d'âme, contre La Magie, terrible fléau des océllions qui consume sa vie et modifie autant son physique que son âme de manière irrémédiable. Il se bat contre son père, tyran honteux d'avoir hérité d'un fils maudit. Il se bat contre ses plus proches amis et tente désespérément de se faire aimer, et c'est là, semble-t-il, sa plus grande souffrance. Il se bat contre l'armée gernienne qui le rejette et qu'il réussira malgré tout à intégrer...
Et son combat continuera.

La tournure du roman est unique. Les événements qui jalonnent la route de Jamère sont si particuliers qu'ils sont difficiles à décrire dans une chronique sans trop en révéler sur l'intrigue.
Cependant, on retrouve une quête initiatique, si chère à Hobb, une route à suivre, et c'est tout un symbole chez cette auteure.

Fitz, dans L'Assassin Royal, en a suivi une pour rejoindre son roi. Les serpents de mer, dans Les Aventuriers De La Mer, ont pourchassé des courants, dans l'espoir de survivre à un sort des plus funestes. Les dragons mal-formés, dans Les Cités Des Anciens, ont remonté un fleuve interminable pour rejoindre une cité des anciens perdue en pleine jungle...

Et bien c'est au tour de Jamère de remonter la route du roi et de se retrouver au pied du royaume ocellion, devant un peuple hors-normes, qui pourrait être confondu avec de simples sauvages...
Mais le sont-ils vraiment ?

Je reste persuadé que cette oeuvre reste à part dans cette fabuleuse collection de mondes qu'à créée Robin Hobb. Elle me semble unique et indispensable, mais en toute sincérité, elle prend parfois l'allure d'une épreuve à lire, tant son personnage principal souffre le martyre pour évoluer dans un monde qui le rejette de toute part et où il souhaite s'intégrer à tout prix.
Alors ne désespérez point lorsque vous franchirez les portes de cet univers et insistez, persistez. Ce sera payant, croyez-moi, et vous resterez sidéré face à la construction de ces deux peuples antagonistes. 
Les Ocellions défendent non sans raison une nature féroce et indomptable, mystifiée et La Magie, sorte de mécanique implacable qui leur sert d'arme ultime, leur rend autant service qu'elle les fait souffrir. 
Les gerniens, quant à eux, nous ressemblent beaucoup. Capitalistes et agressifs, ils obéissent à un roi obtus, et à son fer de lance, La Cavalla. Ils sont persuadés de libérer les ocellions de leur ignorance.  
Et surtout, surtout, vous ne pourrez que douter autant que Jamère, pauvre âme torturée, prise entre ces deux feux, littéralement déchirée. Il aura bien du mal à choisir son camp... 

Qu'importe, l'auteure le lui imposera !




Mon Usine à Rêves...




Mon usine à rêves est là à se promener dans les méandres de mon esprit, petite sphère hérissée de tours, d’ateliers, de manufactures et des milliers de cheminées qui siéent à ces établissements. Elle ne cesse de cheminer où bon lui semble, se laissant parfois porter par mes courants neuronaux, s’arrimant de temps à autre aux synapses les plus actives.

Il en émane souvent une fumée des plus épaisses, une fumée stupéfiante. 

Ce smog soporifique enraye mes neurones, paralyse mes synapses et embrouille mes idées. Il est si puissant qu’il met au rebut la poudre de sable doré de Nounours et du marchand de sable.

Je m’endors… Et l’usine se met en branle.

En son centre j’imagine une étoile qui se met à battre la chamade et inverse les machines. Dès lors, de complexes rouages construits par de savants érudits aujourd’hui disparus, inversent leurs roulements. Les aiguilles de la grande horloge permutent leur rotation. Les cheminées arrêtent de sécréter cette fameuse fumée liquoreuse pour devenir de véritables aspirateurs à souvenirs. 

Elles se frottent à mes neurones, titillent les neurorécepteurs et y aspirent des idées, des images, des couleurs, des sons ; tout ce que j’ai pu voir ou entendre et qui pourrait lui être utile, à elle, à mon usine à rêves… à ma grande ordonnatrice.

Ses cheminées sont particulièrement friandes de mes lectures…

Tout cela tombe en vrac dans de gigantesques hangars aux toits voûtés, où des milliers de lutins les attrapent et les entassent pêle-mêle sur de longs tapis roulants sinuant dans les confins de mon usine, passant à travers des tunnels sans fin, traversant et escaladant les tours et les édifices complexes... Ces idées en vrac sont attrapées à leur passage par les mains fiévreuses d’une multitude de vieux mages ridés, à la mine austère et au chapeau pointu. Ils ne capturent que les idées correspondant à leur thème de prédilection ; fantasme, fantastique, angoisse, aventure, horreur, terreur… J’en passe, et des meilleurs ! Une multitude de mages aux aspects reflétant leurs goûts pour une infinité de thèmes ! Ces clichés de mes pensées vont alors rejoindre l’une des centaines de bibliothèques qu’abrite cette grande ordonnatrice dans les tours les plus hautes. Là-haut, dans les tours enlacées, ces matières premières sont compilées, classées et organisées.

Le gardien des lieux, un être tout aussi vaporeux que les fumées produites par son usine, surgit enfin. L’esprit erre de bibliothèques en bibliothèques, tel un fantôme vagabond, voûté sous le poids d’une énorme besace. Il fait ses choix et ses longues mains spectrales glissent dans son sac les éléments dont il aura besoin. 

Une fois ce travail achevé, il vole vers les profondeurs proches de l’étoile, là où vivent les nains… Il leur donne la fameuse besace.

Alors, les nains s’activent. Dans des forges où le feu immortel de l’astre brûle éternellement, mes idées sortent de la besace et sont déposées au centre des âtres. Les nains les transforment ainsi en essences oniriques si précieuses à mes songes. Dans les profondeurs de l’usine résonnent leurs chants de bûcheurs harmonieusement entonnés en canon. 

Les essences oniriques naissent de ce long processus. Elles sont remises en mains propres au gardien qui flotte plus qu’il ne court vers son atelier. Ce concepteur de rêves les lie alors selon leurs affinités, tissent des liens, une trame plus ou moins consistante … Et voilà, le rêve est né. 

Il prend son envol, le plus souvent sous la forme d’une chimère et plonge dans l’une de mes synapses endormies.

Le rêve – ou le cauchemar – envahit ainsi mon esprit … Il ne me reste plus qu’à me laisser porter jusqu’au pays des songes !

Peut-être auriez-vous envie de m’y rejoindre ? 

Fouinez donc un peu dans les méandres de votre esprit … Vous trouverez très certainement dans l’un de ces nombreux cul-de-sacs, votre propre usine à rêves, endormie, froide, les rouages grippés, oubliée là lorsque l’enfant que vous étiez, a laissé la place à l’adulte que vous êtes...

Secouez-la ! Huilez-en les roues dentelées. Attisez le feu de son astre endormi. Soufflez sur l’étincelle qui ravivera ces forges !

Allez, soufflez donc plus fort ! 

Je vous prêterai volontiers quelques nains, lutins et mages, histoire de redémarrer l’affaire. J’en ai de trop, je ne sais plus quoi en faire... 

Très vite, vous me rejoindrez en ce monde où tout est possible... 

Bonne nuit, les petits !


Cette illustration est disponible sur plusieurs supports... Si elle vous tente, cliquez donc ICI ou bien encore ICI... Mais surtout pas LÀ !


 
 






Lorsque Mathias Malzieu se transforme en vampire en pyjama...

Résumé de l'éditeur  « Ce livre est le vaisseau spécial que j'ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des...

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