Des cahiers pour se raconter des histoires...




Pour écrire une histoire ou encore son journal intime, pour gribouiller des dessins et quelques croquis, il vous faut d'abord...

Un crayon ! 

Certes.

Mais il vous faudra à un moment ou un autre, un support. 
Qu'il prenne la forme d'un carnet ou d'un cahier à spirale, l'important, c'est qu'il sera le vôtre et n'aura rien de commun avec celui de votre chère cousine Berthe.

Les miens sont accessibles en cliquant ICI.











Non, n'insistez pas; Nono le petit robot est mon associé dans cette affaire... 
Il n'est pas à vendre !

Le Testament Zarkoff ... Silas Corey gagne en maturité.



NOVEMBRE 1918.
POUR DES MILLIONS DE FRANÇAIS, LA GUERRE EST TERMINÉE...
POUR SILAS COREY, ELLE NE FAIT QUE COMMENCER.








Me voilà à nouveau devant un coffret des plus tentateur; un diptyque relatant la guerre secrète de notre gentleman préféré, Silas Corey... Je craque !





L'intrigue, cette fois, pousse Silas, encore plus désabusé que lorsque nous l'avions quitté, a jouer les infiltrés en Bavière pour y rechercher l'héritier de la mère Zarkoff. Vous savez, c'est cette vieille dame machiavélique que l'on croise dans le premier opus, celle qui est à la tête du plus grand empire industriel de l'armement et qui met à genoux tous les politiques de l'époque...
Comble du comble, la mère Zarkoff est mourante et recherche un héritier.

Pourquoi ne pas demander à notre détective de le lui ramener ? Oui, mais pour qui va-t-il vraiment le rechercher ? Pour les Français qui veulent mettre à la tête de cette industrie des armes un de leurs sympathisants ? Pour éviter que l'Allemagne ne se l'accapare ? Ou simplement pour lui, pour tenter de soulager sa conscience trop aiguisée du monde dans lequel il évolue ? Ou enfin, pour se voir octroyer une paie rondelette ?

Là encore, l'auteur joue avec la complexité de son personnage et sème insidieusement le doute dans l'esprit de son lecteur. Même si les amis de notre détectives sont toujours présents dans ce second diptyque, Fabien Nury s'arrange pour les écarter rapidement du héros. Silas se retrouvera vite seul et devra se la jouer solo pour se sortir de ce guêpier. Toujours aussi vif d'esprit, il semble déjà deviner ce qu'il va se passer en Europe et reste des plus cyniques, du moins en apparence...


L'histoire, vous l'aurez deviné, est plus sombre. En Bavière, on découvre les méfaits de la guerre et ses conséquences politiques. Nous voilà à nouveau embarqués dans une enquête qui nous les portes de coulisses de cette époque en pleine ébullition. Sa trame s'enchevêtre savamment dans les méandres de l'Histoire avec un grand H.  Ainsi on est tout autant atterré que notre héros lorsque l'on découvre qu'une Europe en ruines, sortant à peine d'une effroyable guerre, doit de nouveau faire face à la montée en puissance de la haine, la rancœur et le désarroi. Et c'est dans ce terreau des plus riches que poussent les nouveaux partis. Le communisme, entre autres, mais aussi et surtout un groupuscule en plein essor, baptisé Thulé, nouvel ennemi de Silas Corey, et qui dans cet univers secret, donnera sans nul doute naissance au nazisme... 

L'intrigue est brillante et nous tient en haleine du début à la fin. 

Le trait de Pierre Alary est toujours aussi vif et énergique et ses plans s'harmonisent à merveille avec le scénario de son compère. Les couleurs sont fouillées et nous plongent encore une fois dans l'ambiance si particulière de cette époque.





Silas Corey est un personnage avec qui il faut désormais compter dans l'univers si riche de la bande dessinée.
On en redemande... Encore et encore !

Si jamais vous ne connaissez pas la série, allez donc faire un tour par LÀ. Vous y trouverez mes impressions sur le premier opus des aventures de Silas Corey, Le Réseau Aquila.

Un Tote bag, c'est un sac à main, mais en anglais... Ca fait plus chic !



Oui, mes dessins s'exportent également sur des Tote bags.... 
On y range ce que l'on veut ; 
des mugs, des cartes postales, des coques d'i-phones, des carnets, des cahiers, des stickers et même des horloges... 
Ce que vous voulez, vous dis-je !
Soyez donc créatifs ! 
En tous les cas, les miens se trouvent ICI !






Lorsque Mathias Malzieu se transforme en vampire en pyjama...



Résumé de l'éditeur 

« Ce livre est le vaisseau spécial que j'ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d'amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n'ai rien eu à inventer. Si ce n'est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon coeur. »

Mathias Malzieu

Mes impressions

Mathias Malzieu est un artiste touche-à-tout ; Poète, auteur, chanteur, musicien, scénariste... C'est un électron libre que j'adore écouter depuis longtemps... Depuis le fameux Song For A Jedi.
Et c'est tout naturellement, avec ses mots à lui et son univers fantasmagorique, qu'il nous conte sa traversée du désert lorsqu'un triste jour, il se découvre malade, touché de plein fouet par une aplasie médullaire.  

L'histoire pourrait être douloureuse et laborieuse à lire.

Oui, mais ce serait sans compter sur l'humour de l'auteur, et sa capacité à mélanger un récit authentique à ses rêves et fantasmes, à nous conter sa vie comme l'on nous relaterait une histoire fantastique... Ainsi et à ma grande honte, je n'ai pu m'empêcher de sourire lorsqu'il nous décrit la terrible épreuve de la biopsie médullaire, examen qui, pourtant, reste l'un des plus pénibles à vivre...
Ce livre se lit vite et étonnement, avec grand bonheur ! Il donne furieusement envie de croquer la vie à pleines dents, et rien que pour cela, il vaut de l'or.
Je suis infirmier... Alors, ce récit m'a sans doute touché un peu plus qu'une personne qui ne connaît pas l'hôpital et son univers.  Pour un soignant, c'est un plaisir et une découverte, que de voir l'autre côté du miroir, celui du patient et de son ressenti, surtout lorsque ce patient n'est autre que le chanteur de Dyonisos, un lutin un brin allumé et rêveur doté d'une volonté de survivre hors-norme et d'une créativité débordante... 

Enfin, dans la version que l'on m'a prêtée, l'on découvre en seconde partie Le Carnet de Board de Mathias Malzieu. Non content d'avoir fait un pied de nez à Dame Oclès, notre grand enfant est ensuite parti se balader en Islande en skateboard... Un brin déjantée, l'ambiance de ce récit est plus légère, et complémente à merveille le journal du vampire.

Mention spéciale, donc, à Dame Oclès, cette terrible et lascive dame fantasmée de toutes pièces, qui traîne derrière notre auteur, telle une ombre, et se moque de lui durant le long périple de sa maladie...

Du coup, je replonge avec bonheur dans l'écoute de La Mécanique Du Cœur, album associé au film éponyme, paru juste au moment où l'auteur découvrait sa maladie, et dont Jack, le héros, présente bien des similitudes avec le futur vampire en pyjama...  Troublante prémonition !

Et je m'en vais fureter du côté du label Eggman Record, qui a vu le jour durant cette difficile période... Pour les plus curieux d'entre vous, suivez-moi, c'est par ICI...


Une chanson gobeline...


Parce que dans mon monde, il n'y a pas que des lutins... Il y'a aussi des gobelins, des créatures viles, perfides, et surtout, sans aucunes peurs, qui ne craignent ni la souffrance, ni même la mort. Les gobelins se promènent en bandes, sans véritable buts apparents, si ce n'est faire du mal à autrui et s'amuser à son détriment. 

Les Gobelins n'ont jamais aimé les orcs, leurs cousins... Ils entretiennent une haine féroce envers leurs gros congénères. Voici l'une de leur plus célèbre complainte. 

Elle s'intitule sobrement... 



ORC



Porc sur pattes aux oreilles tombantes,
C'est avec ta trombine de sale clébard,
Que tu fais peur au plus vile clochard ;
Cache donc ton museau, truie grasseyante.


Aussi beau qu'une goule,
Baisse ta cagoule,
Mais pour ton souffle faisandé,
Une idée : finis de respirer !


Un orc, ça fouette,
Et pis c'est tout jobard.
Ça fait sa fillette,
Et pis c'est prétentiard !


Nés dans les fourneaux d'une reine à sabbat,
Toi et moi ne sommes pas des cousins.
Tout au plus sommes-nous simples voisins,
Entourés d'une pléthore de mamba.


Moi qui suis gobelin,
Bel et glorieux félin ,
Je suis vif, vilain et malin,
Je ne doute jamais de rien !


Alors tout haut je dis :


Un orc, ça fouette,
Et pis c'est tout jobard.
Ça fait sa fillette,
Et pis c'est prétentiard !


Ben quoi, ne m'la joue pas grand méchant loup,
Même avec ta face de citrouille,
Tu ne me foutras jamais la trouille !
Tu fais aussi peur qu'une vache-garou !


Moi qui suis gobelin,
Ni mains ni crocs ne crains.
Range tes chicots, labrador,
Retourne à la niche, Médor !


Je crie ton discrédit :


Un orc, ça fouette,
Et pis c'est tout jobard.
Ça fait sa fillette,
Et pis c'est prétentiard !


Sans quoi ton crâne qui dodeline,
Emplie d'une nauséabonde praline,
Je l'ouvre et j'en fais de la pure purée.
A la fourche, je vais m'en délecter. 


Moi qui suis gobelin,
Je ne fais point d'câlin !
Je coupe, je tranche et saigne.
Dans ton sang, moi, je me baigne !


J'en fais donc mon édit :


Un orc, ça fouette,
Et pis c'est tout jobard.
Ça fait sa fillette,
Et pis c'est prétentiard.


Ecoute la brute vérité,
Quant à notre fausse parenté :
Toi, orc, sourd aux oreilles tombantes,
Moi, gobelin aux esgourdes saillantes.
Toi, orc, énorme pachyderme flasque et moue,
Moi, petiot colosse, te traîne dans la boue.
Toi, orc au regard terne et suppliant,
Moi, aux yeux malicieux et pétillants.
Toi, orc, esclave et non-être,
Moi, libre, sans dieu ni maître !


Signons sans perfidie :


Un orc, ça fouette,
Et pis c'est tout jobard.
Ça fait sa fillette,
Et pis c'est prétentiard !


Toi qui es un pantin,
Je te hais sans un complexe,
Mets donc ça dans tes annexes :
Je suis un gobelin !


Ah ah ah ah ah !



Petit lot de cartes postales fort sympathique !



Si vous aimez Le Premier Monde et que vous souhaitez ramener de votre voyage chimérique une carte postale à envoyer à vos proches, à épingler à vos murs où à glisser entre les pages de votre livre préféré en guise de marque-pages, 
c'est par ICI...







La Servante écarlate ou une version de l'Amérique cauchemardesque ...



Résumé de l'éditeur


Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. 

Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. 

La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique. « Les meilleurs récits dystopiques sont universels et intemporels. Écrit il y a plus de trente ans, La Servante écarlate éclaire d’une lumière terrifiante l’Amérique contemporaine. » Télérama


Mes impressions


Un livre découvert sur le tard, suite au visionnage du premier épisode de la série qui en a été adapté. Stoppé net dans son visionnage, j'ai couru chez mon libraire le lendemain pour acheter le livre, préférant découvrir le roman avant la série...

Quelle claque !

Ils sont fort rares, ces romans qui secouent le lecteur et remettent en question notre monde et ses dérives. Aussi intense que Le Meilleur Des Mondes d'Aldous Huxley, La Serveuse Ecarlate en est cependant très éloigné.

Déjà, sa construction est très différente. Defred nous conte son histoire à travers ses pensées. Ainsi, l'on vogue de pensées en pensées et le récit est parfois retranscrit de manière déroutante et volatile... Mais le malaise qui en découle sied à merveille à cette dystopie oppressante.

Vient ensuite son degré de réalisme... Il n'y a rien dans ce récit qui ne pourrait arriver, il n'y a même quasiment rien qui ne soit déjà arrivé. Les différentes caractéristiques de la république de Gilead sont ponctionnées dans l'histoire avec un grand H à ses heures les plus sombres, ce qui en fait une république tout à fait plausible et c'est là la voûte de l'histoire... 

L'auteur l'écrit elle-même dans une très belle post-face.

L'histoire terrible et oppressante, que Defred semble subir, impuissante nous fascine. Defred n'est pas une héroïne, non. C'est une anonyme à qui l'on vole et son mari et son enfant et qui du jour au lendemain, passe d'une vie à l'américaine, libérée et légère, à une vie de femme objet dans une théocratie puritaine, inspirée de l'ancien testament et où tout plaisir est aboli, où, à la manière des fourmis, chacun tient un rôle précis et n'a aucun moyen de s'en émanciper...

Et c'est là tout l’intérêt de cette dystopie car en s’immisçant dans les pensées de Defred, on ne cesse de faire des va et vient entre les deux vies de cette femme, et les critiques, contre toute attente, ne sont pas uniquement dédiées à sa vie présente, mais également à cette société d'avant, trop consumériste, et où tout semble jetable...

Bref, ce fut un moment de lecture difficile et pourtant nécessaire... Une terrifiante découverte ! 

"Nolite te salopardes exterminorum."


Des cahiers pour se raconter des histoires...

Pour écrire une histoire ou encore son journal intime, pour gribouiller des dessins et quelques croquis, il vous faut d'abord... ...

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