Rechute dans l'un de mes univers favoris, De Cape Et De Crocs...











Ces gentilhommes de fortune et de fourrure,


Aux langues plus acérées que leurs rapières,


Ces doux compagnons de voyages imaginaires,


Voguant dans de beaux navires emplis de dorures,


Que sont Eusèbe, Villalobos, Maupertuis


Se sont encore échappés de leurs étuis…






Que de plaisir à relire leurs aventures,


Avant de me plonger tel un grand affamé,


Dans cet énigmatique dyptique acclamé,


Dédié à Eusèbe et ses mésaventures…









Mais que diable allait-il faire dans cette galère ?










Les Tours Magiciennes






Les Tours Magiciennes sont vivantes, elles se tordent, se contorsionnent sans cesse et se plient aux exigences de leurs créateurs, les mages de La Cité Magicienne, cité trônant aux sommets les plus élevés des Élites Nébuleuses. Elles font partie de l’Université de La Corporation Magiciennes et participent activement à la formation des étudiants en Magie, quand elles ne leur jouent pas de mauvais tours, les perdant dans un dédale de pièces et de couloirs en perpétuel mouvement…










Mélissande




Mélissande est une araignée.
Vous l’aviez deviné ?
Bon, c’est que je ne griffone pas si mal, alors !
Ce que vous ignoriez, sans doute, c’est qu’il s’agit d’une très, très grosse araignée, issue d’une ferme de production de la société Arachno-Speed, filière incontestée de La Corporation Magicienne…
Voici comment Louis, le personnage central des Chroniques De Balthazar – Livre Un – Peste soit des Lutins, rencontra Mélissande pour la première fois :

Lou la lâcha, grogna et rechargea son fusil ; ils ne les auraient pas comme ça, ces salauds. « Qui ça, elle ? Je ne comprends rien à… »
Un terrible cri retentit alors, quelques mètres devant eux. Un cri rauque et redondant, une sorte d’écho maléfique.
Mme le maire s’était relevée. Elle souriait.
« Elle ! »
Et elle la montra du doigt.
Balthazar en eut la chair de poule.
« Mais c’est quoi, ça ?
– Mais c’est notre ticket de sortie, Balthazar ! Voici Mélissande, mon araignée.
– Votre… Mélissande ? Vous voulez dire que cet énorme truc poilu avec huit pattes et quatre yeux qui se balade tranquillement là-haut, c’est votre animal domestique ? Devrais-je plutôt dire votre monstre domestique ?
– Très drôle, ça! »
Lou la vit reprendre son sifflet, y actionner un petit bouton rouge avant de le reporter à sa bouche.
« C’était quoi, ça ?
– Une option supplémentaire que j’ai payée cher à l’achat et qui va enfin s’avérer utile. »





Murena, tome 10 : Le Banquet, par Dufaux & Theo



Le tome 10 est tout aussi flamboyant que les précédents. Theo succède à Delaby sans accrocs, même si l'on doit s'habituer à un trait moins rigoureux, à un degré de réalisme moindre. Malgré cela, la BD gagne en dynamisme et Dufaux semble se prendre au jeu, car ce dixième tome me semble plus accès sur les côtés drame et aventure que sur le côté historique... Bref, une relève assurée, une série magnifique, un scénario maîtrisé et abouti !






Les Ogres-Dieux, tome 1 : Petit, par Hubert & Gatignol




Une pépite ! 

Un scénario cruel et élaboré, une ambiance oppressante, un dessin saisissant, le noir et blanc, le jeu des lumières et des ombres, la démesure des décors, et ces ogres, tous plus grands les uns que les autres... Ces contes qui parsèment la BD et la sépare en chapitres ! 

Ingénieux ! 

Quant à l'objet en lui même, La BD est magnifique, l'ajout du doré avec parcimonie intensifie sa valeur et sa mise en page n'est pas sans rappeler nos vieux livres de contes qui nous passionnaient autant qu'ils nous terrifiaient ... 



Pic

Pic est un Escarion… Enfin, à ce qu’il paraît ! 
C’est du moins ce que l’on a raconté à Félix D’Aragon. Ce qu’il est en réalité, personne ne le sait vraiment. Ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’il fait parti de l’équipage de L’Elisabeth Summer…

« Chaque soir, lorsque l’astre local commence à s’éteindre, à se coucher, à se cacher ou à que sais-je d’autre encore, Pic monte sur le pont du Summer, saute sur la rambarde et la longe jusqu’à faire face à l’astre en question. Et là, chaque soir, il chante de sa plus belle voix… Je ne sais pas ce que ce petit rituel signifie vraiment pour lui ! Voue-t-il un culte aux astres, à la lumière ou bien au contraire, célèbre-t-il l’arrivée de l’obscurité ? Est-ce là une habitude de son peuple, de sa famille ? Se retrouvaient-ils tous ensemble pour chanter à la tombée de la nuit ? Est-ce plutôt un moyen de se souvenir de sa vie antérieure, ou est-ce juste par plaisir qu’il chante ainsi ?
On en sait si peu sur lui.
Non, en fait, on ne sait rien sur lui ! »






Une chanson gobeline...



Parce que dans mon monde, il n'y a pas que des lutins... Il y'a aussi des gobelins, des créatures viles, perfides, et surtout, sans aucunes peurs, qui ne craignent ni la souffrance, ni même la mort. Les gobelins se promènent en bandes, sans véritable buts apparents, si ce n'est faire du mal à autrui et s'amuser à son détriment. 

Les Gobelins n'ont jamais aimé les orcs, leurs cousins... Ils entretiennent une haine féroce envers leurs gros congénères. Voici l'une de leur plus célèbre complainte. 

Elle s'intitule sobrement... 


ORC


Porc sur pattes aux oreilles tombantes,
C'est avec ta trombine de sale clébard,
Que tu fais peur au plus vile clochard ;
Cache donc ton museau, truie grasseyante.


Aussi beau qu'une goule,
Baisse ta cagoule,
Mais pour ton souffle faisandé,
Une idée : finis de respirer !


Un orc, ça fouette,
Et pis c'est tout jobard.
Ça fait sa fillette,
Et pis c'est prétentiard !


Nés dans les fourneaux d'une reine à sabbat,
Toi et moi ne sommes pas des cousins.
Tout au plus sommes-nous simples voisins,
Entourés d'une pléthore de mamba.


Moi qui suis gobelin,
Bel et glorieux félin ,
Je suis vif, vilain et malin,
Je ne doute jamais de rien !


Alors tout haut je dis :


Un orc, ça fouette,
Et pis c'est tout jobard.
Ça fait sa fillette,
Et pis c'est prétentiard !


Ben quoi, ne m'la joue pas grand méchant loup,
Même avec ta face de citrouille,
Tu ne me foutras jamais la trouille !
Tu fais aussi peur qu'une vache-garou !


Moi qui suis gobelin,
Ni mains ni crocs ne crains.
Range tes chicots, labrador,
Retourne à la niche, Médor !


Je crie ton discrédit :


Un orc, ça fouette,
Et pis c'est tout jobard.
Ça fait sa fillette,
Et pis c'est prétentiard !


Sans quoi ton crâne qui dodeline,
Emplie d'une nauséabonde praline,
Je l'ouvre et j'en fais de la pure purée.
A la fourche, je vais m'en délecter. 


Moi qui suis gobelin,
Je ne fais point d'câlin !
Je coupe, je tranche et saigne.
Dans ton sang, moi, je me baigne !


J'en fais donc mon édit :


Un orc, ça fouette,
Et pis c'est tout jobard.
Ça fait sa fillette,
Et pis c'est prétentiard.


Ecoute la brute vérité,
Quant à notre fausse parenté :
Toi, orc, sourd aux oreilles tombantes,
Moi, gobelin aux esgourdes saillantes.
Toi, orc, énorme pachyderme flasque et moue,
Moi, petiot colosse, te traîne dans la boue.
Toi, orc au regard terne et suppliant,
Moi, aux yeux malicieux et pétillants.
Toi, orc, esclave et non-être,
Moi, libre, sans dieu ni maître !


Signons sans perfidie :


Un orc, ça fouette,
Et pis c'est tout jobard.
Ça fait sa fillette,
Et pis c'est prétentiard !


Toi qui es un pantin,
Je te hais sans un complexe,
Mets donc ça dans tes annexes :
Je suis un gobelin !


Ah ah ah ah ah !

Quai Aérien


Parfois, je rêve de cités aériennes. Et dans ces cités, les quais ne donnent pas sur des mers mais plutôt sur des cieux…



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Astres & Lunes

Avez-vous remarqué ces S à Astres et Lunes ?
Dans mes univers, les astres sont multiples et remplacent notre bon vieux soleil. Ils ne deviendront lunes que lorsqu’ils s’éteindront, définitivement.
C’est tellement plus… Anarchique !

Un autre extrait du roman Les Chroniques De Balthazar– Livre Un – Peste Soit des Lutins, vous en apprend plus sur le sujet :

« Les astres sont les lumières de ce monde. Ils sont légions mais tous différents, tous uniques. Ils peuvent être petits, pas plus grands que la paume d’une main, mais capables d’éclairer un continent, ou à l’inverse, peuvent être monstrueusement grands et se contenter d’émettre une lumière blafarde. Certains, incandescents, brûlent de mille flammes alors que d’autres éclairent sans se consumer. Parmi eux, on en trouve des réguliers qui respectent un cycle d’éclairage, et d’autres, inorganisés au possible, qui ne prennent pas garde au respect du cycle de la vie. Des syndiqués partent en congés et s’en vont en vacances, allant même jusqu’à se remplacer entre eux et s’échanger des postes, histoire de changer d’air. C’est qu’ils ont de grandes responsabilités, ces astres!
Sans eux, pas de lumière, sans elle, pas de vie! »





Petit lot de cartes postales fort sympathique !

Si vous aimez Le Premier Monde et que vous souhaitez ramener de votre voyage chimérique une carte postale à envoyer à vos proches, à ép...

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