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La Servante écarlate ou une version de l'Amérique cauchemardesque ...



Résumé de l'éditeur


Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. 

Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. 

La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique. « Les meilleurs récits dystopiques sont universels et intemporels. Écrit il y a plus de trente ans, La Servante écarlate éclaire d’une lumière terrifiante l’Amérique contemporaine. » Télérama


Mes impressions


Un livre découvert sur le tard, suite au visionnage du premier épisode de la série qui en a été adapté. Stoppé net dans son visionnage, j'ai couru chez mon libraire le lendemain pour acheter le livre, préférant découvrir le roman avant la série...

Quelle claque !

Ils sont fort rares, ces romans qui secouent le lecteur et remettent en question notre monde et ses dérives. Aussi intense que Le Meilleur Des Mondes d'Aldous Huxley, La Serveuse Ecarlate en est cependant très éloigné.

Déjà, sa construction est très différente. Defred nous conte son histoire à travers ses pensées. Ainsi, l'on vogue de pensées en pensées et le récit est parfois retranscrit de manière déroutante et volatile... Mais le malaise qui en découle sied à merveille à cette dystopie oppressante.

Vient ensuite son degré de réalisme... Il n'y a rien dans ce récit qui ne pourrait arriver, il n'y a même quasiment rien qui ne soit déjà arrivé. Les différentes caractéristiques de la république de Gilead sont ponctionnées dans l'histoire avec un grand H à ses heures les plus sombres, ce qui en fait une république tout à fait plausible et c'est là la voûte de l'histoire... 

L'auteur l'écrit elle-même dans une très belle post-face.

L'histoire terrible et oppressante, que Defred semble subir, impuissante nous fascine. Defred n'est pas une héroïne, non. C'est une anonyme à qui l'on vole et son mari et son enfant et qui du jour au lendemain, passe d'une vie à l'américaine, libérée et légère, à une vie de femme objet dans une théocratie puritaine, inspirée de l'ancien testament et où tout plaisir est aboli, où, à la manière des fourmis, chacun tient un rôle précis et n'a aucun moyen de s'en émanciper...

Et c'est là tout l’intérêt de cette dystopie car en s’immisçant dans les pensées de Defred, on ne cesse de faire des va et vient entre les deux vies de cette femme, et les critiques, contre toute attente, ne sont pas uniquement dédiées à sa vie présente, mais également à cette société d'avant, trop consumériste, et où tout semble jetable...

Bref, ce fut un moment de lecture difficile et pourtant nécessaire... Une terrifiante découverte ! 

"Nolite te salopardes exterminorum."


Lorsque les tours magiciennes s'exportent sur bois...



Depuis longtemps il me trottait dans l'esprit de tenter de réaliser quelques dessins sur bois... 
Quoi de mieux que du bois de récup pour mener à bien cette petite expérience. Quelques chutes d'une vieille palette, découpées et poncées avec amour ainsi que de l'encre de chine et de vieux feutres m'ont permis d'aboutir à ces premiers essais...






Oui... Je sais ! Je suis un tantinet obsédé par mes tours magiciennes... 
Et encore, vous n'avez pas vu l'ensemble de mes gribouillis !
Quoi qu'il en soit je reste assez content du rendu. Particulièrement d'un point de vue architectural pour le second essai. Quant au troisième j'y ai introduit quelques couleurs supplémentaires...
Vos avis et conseils sont les bienvenus... N'hésitez pas !

Et si nous nous promenions dans les bois en compagnie du Soldat Chamane - L'intégrale 2 ?


Je continue ici ma plongée dans cet univers  si particulier.

Plongée semble être le mot juste tant l'immersion est totale. Les sensations de gène, d'oppression et d'étouffement s'insinuent dans l'esprit du lecteur au fur et à mesure que l'histoire de Jamère se déroule et particulièrement à la fin de ce second opus.... 
C'est en quelque sorte une plongée en eaux troubles.
Mais ici, c'est la forêt qui fait office de mer indomptable et la magie, de courant revêche et sans pitié emmenant Jamère au bord d'un gouffre abyssal.
Et oui, Jamère, enfant maudit, fera face à l'inexorable et ira enfin au devant de cette forêt, de son peuple, les ocellions, et surtout, fera face une nouvelle fois à la terrible peste ocellionne. Il vivra alors des scènes cauchemardesques que je préfère garder sous silence, tant elles sont stupéfiantes et qu'à trop raconter cette histoire, je risquerais de vous gâcher son impact à la lecture...

Voici donc l'intégrale 2 du Soldat Chamane, un énorme pavé de 794 pages, qui regroupe en réalité trois livres, les tomes 3 à 5 de ce cycle, Le fils rejeté, La magie de la peur, et Le choix du soldat.




Précisons ici que cette intégrale n'est autre que le véritable livre paru initialement. C'est en effet lors de sa traduction que les maisons d'édition françaises ont décidé de le  scinder consciencieusement en plusieurs parties avant de le publier... Un choix qui, me semble-t-il, pourrait donner une vision erronée de l'oeuvre de Robin Hobb...
Et cette oeuvre reste à part dans la bibliographie de cette fabuleuse auteure...

Jamère est ici encore malmené. Rarement j'ai vu personnage principal aussi torturé par son créateur. Robin Hobb est sans pitié avec sa création et c'est sans doute cette longue et interminable descente aux enfers qui fait souffrir le lecteur. Je la trouve cependant indispensable et toutes ces étapes, tous ces drames que subit l'infortuné sont essentiels à son histoire. De même, les doutes et les craintes de Jamère, si bien narrés par l'auteur, peuvent parfois paraître rédhibitoires... Ils font pourtant partie du roman et l'on n'en comprend que trop bien l'utilité lorsque l'on arrive à la dernière page.
Essentiels mais peu habituels en Fantasy, ce qui a valu un accueil mitigé au Soldat Chamane.
Viennent ensuite quelques épisodes assez crus sur les relations de Jamère avec ces dames  qui laissent pantois les lecteurs de Hobb, peu habitués à ce genre de scène...
Et là encore, elles sont importantes.
Notre auteure a pris des risques en plongeant ses fans dans un univers atypique, plus sombre que les précédents et où son unique personnage semble subir des coups du sort de plus en plus terribles.

Et pourtant, Jamère se bat.
Il se bat contre lui et ses états d'âme, contre La Magie, terrible fléau des océllions qui consume sa vie et modifie autant son physique que son âme de manière irrémédiable. Il se bat contre son père, tyran honteux d'avoir hérité d'un fils maudit. Il se bat contre ses plus proches amis et tente désespérément de se faire aimer, et c'est là, semble-t-il, sa plus grande souffrance. Il se bat contre l'armée gernienne qui le rejette et qu'il réussira malgré tout à intégrer...
Et son combat continuera.

La tournure du roman est unique. Les événements qui jalonnent la route de Jamère sont si particuliers qu'ils sont difficiles à décrire dans une chronique sans trop en révéler sur l'intrigue.
Cependant, on retrouve une quête initiatique, si chère à Hobb, une route à suivre, et c'est tout un symbole chez cette auteure.

Fitz, dans L'Assassin Royal, en a suivi une pour rejoindre son roi. Les serpents de mer, dans Les Aventuriers De La Mer, ont pourchassé des courants, dans l'espoir de survivre à un sort des plus funestes. Les dragons mal-formés, dans Les Cités Des Anciens, ont remonté un fleuve interminable pour rejoindre une cité des anciens perdue en pleine jungle...

Et bien c'est au tour de Jamère de remonter la route du roi et de se retrouver au pied du royaume ocellion, devant un peuple hors-normes, qui pourrait être confondu avec de simples sauvages...
Mais le sont-ils vraiment ?

Je reste persuadé que cette oeuvre reste à part dans cette fabuleuse collection de mondes qu'à créée Robin Hobb. Elle me semble unique et indispensable, mais en toute sincérité, elle prend parfois l'allure d'une épreuve à lire, tant son personnage principal souffre le martyre pour évoluer dans un monde qui le rejette de toute part et où il souhaite s'intégrer à tout prix.
Alors ne désespérez point lorsque vous franchirez les portes de cet univers et insistez, persistez. Ce sera payant, croyez-moi, et vous resterez sidéré face à la construction de ces deux peuples antagonistes. 
Les Ocellions défendent non sans raison une nature féroce et indomptable, mystifiée et La Magie, sorte de mécanique implacable qui leur sert d'arme ultime, leur rend autant service qu'elle les fait souffrir. 
Les gerniens, quant à eux, nous ressemblent beaucoup. Capitalistes et agressifs, ils obéissent à un roi obtus, et à son fer de lance, La Cavalla. Ils sont persuadés de libérer les ocellions de leur ignorance.  
Et surtout, surtout, vous ne pourrez que douter autant que Jamère, pauvre âme torturée, prise entre ces deux feux, littéralement déchirée. Il aura bien du mal à choisir son camp... 

Qu'importe, l'auteure le lui imposera !




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